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	<title>Mexicains &#8211; Portail d&#039;informations sur les prisonnières et les prisonniers politiques</title>
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	<description>Portail d&#039;informations sur les prisonnières et les prisonniers politiques</description>
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		<title>Action urgente ! &#8211; Silvia Reséndiz, protectrice de l’eau, activiste et militante de « Mexicali Résiste » a été arrêtée</title>
		<link>http://prisonniers-politiques.samizdat.net/?p=3274</link>
				<pubDate>Fri, 05 Jul 2019 10:29:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[17avril]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Mexicains]]></category>
		<category><![CDATA[slide]]></category>

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				<description><![CDATA[http://www.csia-nitassinan.org/spip.php?article1059 &#160; MEXIQUE &#8211; Action urgente ! Silvia Reséndiz, protectrice de l’eau, activiste et militante de « Mexicali Résiste » a été arrêtée A toutes les organisations des droits humains Aux membres du CIG-CNI Aux adhérents de l’autre Campagne. Aux organisations politiques de base, aux collectifs et mouvements sociaux, au peuple en général, aux femmes qui luttent. Via [&#038;hellip]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[<p class="post-subtitle-full"><span class="vcard author"><big><big><a class="moz-txt-link-freetext" href="http://www.csia-nitassinan.org/spip.php?article1059">http://www.csia-nitassinan.org/spip.php?article1059</a></big></big><br />
</span></p>
<div class="texte">
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>MEXIQUE &#8211; Action urgente !</strong></p>
<p><strong>Silvia Reséndiz, protectrice de l’eau, activiste et militante de « Mexicali Résiste » a été arrêtée</strong></p>
<p><i>A toutes les organisations des droits humains</i></p>
<p>Aux membres du CIG-CNI</p>
<p>Aux adhérents de l’autre Campagne.</p>
<p><i>Aux organisations politiques de base, aux collectifs et mouvements sociaux, au peuple en général, aux femmes qui luttent.</i></p>
<p>Via cette publication, nous voulons dénoncer les faits suivants :</p>
<p>Le jour d’aujourd’hui, dimanche 30 juin, Silvia Reséndiz, protectrice de l’eau, activiste et militante de « Mexicali Résiste » a été arrêtée alors qu’elle voyageait à destination de Mexicali, dans l’Etat de Baja California. Les deux petits-enfants de Silvia, présents avec elle ont également été arrêté : Jonathan et Katy de neuf et treize ans. Nous considérons cela comme une violation de leurs droits humains, et un acte de torture, car autant Silvia que ses petits-enfants ne sont pas des criminels, et ne sauraient être enlevés et tenus au secret comme si nous vivions sous le coup d’une dictature.</p>
<p>Le seul « délit » de Silvia et de ses petits-enfants -selon les autorités- est de lutter contre la multinationale prédatrice Constallation Brands. Et ainsi même, de lutter contre les politiciens de tous les partis se répartissant le pouvoir, et qui en échange d’argent se sont vendus, dépossédant la population de Mexicali de son bien le plus précieux : son eau.</p>
<p>A 17h30, les enfants de Léon Fierro n’avaient toujours pas été alimenté, comme si les autorités cherchaient à affecter leur santé physique et morale par cette détention cruelle, arbitraire et injuste, et comme si l’on cherchait à envoyer un message de vengeance à León Fierro et toute la population de Mexicali résistant aux plans de la multinationale Constellation Brands.</p>
<p>De plus, Silvia Reséndiz est diabétique, sa santé est fragile, raison pour laquelle, nous rendons personnellement responsables tant le gouvernement fédéral et étatique de Jaime Bonilla, que Constellation Brands au cas ou quoi que ce soit arriverait aux enfants ou à Silvia.</p>
<p>#Nous exigeons la remise en liberté immédiate de Silvia et de ses petis-enfants. <br class="autobr" />#Nos enfants ne sont pas les otages de l’état.<br class="autobr" />#Constellation Brands, hors de Mexicali.</p>
<p><strong>Solidarité avec Mexicali Resiste !</strong></p>
<p>Cordialement,</p>
<p><i>Réseau Binational de Femmes qui Luttent.</i></p>
<p><strong>Traduction :</strong><span class="Apple-converted-space"> </span><i>Eugénie Clément Picos (CSIA-Nitassinan)</i></p>
<h3 class="spip">ACTION !</h3>
<p>Le CSIA-Nitassinan vous invite à exiger la remise en liberté immédiate et inconditionnelle de Silvia Reséndiz, protectrice de l’eau, activiste et militante de « Mexicali Résiste »et de ses petits-enfants en contactant l’Ambassade du Mexique en France</p>
<p><strong>Ambassade du Mexique en France </strong> <br class="autobr" />9 rue de Longchamp, Paris 75116 cedex &#8211; France<br class="autobr" /><strong>Téléphone :</strong> 0153702770 <br class="autobr" /><strong>Fax : </strong> 0147556529 <br class="autobr" /><strong>Via Formulaire de contact en ligne : </strong> <a class="spip_url spip_out auto" href="https://embamex.sre.gob.mx/francia/index.php/fr/contact-consulat/contacter-l-ambassade#display-form" rel="nofollow external">https://embamex.sre.gob.mx/francia/index.php/fr/contact-consulat/contacter-l-ambassade#display-form</a></p>
<p><a href="http://prisonniers-politiques.samizdat.net/wp-content/uploads/2019/07/MEX_Resendiz.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-3275" src="http://prisonniers-politiques.samizdat.net/wp-content/uploads/2019/07/MEX_Resendiz.jpg" alt="" width="960" height="960" srcset="http://prisonniers-politiques.samizdat.net/wp-content/uploads/2019/07/MEX_Resendiz.jpg 960w, http://prisonniers-politiques.samizdat.net/wp-content/uploads/2019/07/MEX_Resendiz-150x150.jpg 150w, http://prisonniers-politiques.samizdat.net/wp-content/uploads/2019/07/MEX_Resendiz-300x300.jpg 300w, http://prisonniers-politiques.samizdat.net/wp-content/uploads/2019/07/MEX_Resendiz-768x768.jpg 768w, http://prisonniers-politiques.samizdat.net/wp-content/uploads/2019/07/MEX_Resendiz-50x50.jpg 50w" sizes="(max-width: 960px) 100vw, 960px" /></a></p>
</div>
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										</item>
		<item>
		<title>“Guerrero” de Ludovic Bonleux</title>
		<link>http://prisonniers-politiques.samizdat.net/?p=3164</link>
				<pubDate>Mon, 08 Apr 2019 14:28:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[EuskalHerria]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Mexicains]]></category>
		<category><![CDATA[Prisonniers politiques]]></category>

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				<description><![CDATA[Le dimanche 7 avril 2019, la Colonie (128 rue La Fayette, 75010 Paris) accueille une projection du film “Guerrero” de Ludovic Bonleux. Dans “Guerrero”, Ludovic Bonleux nous emmène dans l&#8217;État du même nom au Sud du Mexique où des femmes et des hommes luttent et s&#8217;organisent contre la violence, au péril de leur vie. Le [&#038;hellip]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[<div class="moz-text-plain" lang="x-unicode">
<p>Le dimanche 7 avril 2019, la Colonie (128 rue La Fayette, 75010 Paris) accueille une projection du film “Guerrero” de Ludovic Bonleux.</p>
<p>Dans “Guerrero”, Ludovic Bonleux nous emmène dans l&rsquo;État du même nom au Sud du Mexique où des femmes et des hommes luttent et s&rsquo;organisent contre la violence, au péril de leur vie.</p>
<p>Le documentaire suit trois citoyens qui se révoltent contre l&rsquo;injustice et l&rsquo;impunité : Coni, au sein de la police communale FUSDEG, s&rsquo;oppose aux bandes du crimeorganisé ; Juan s&rsquo;oppose aux élections locales pour instaurer unedémocratie directe, alors que Mario recherche son frère kidnappé par les narco-trafiquants. Tous trois doivent faire face au sacrifice et au doute dans une région qui s&rsquo;enfonce tous les jours plus dans la violence. Ce long métrage rassemble plusieurs années d&rsquo;archives que le réalisateur a constituées sur les exactions perpétrées au Mexique dont a été victime la population civile. « Guerrero » a été sélectionné dans de nombreux festivals et est resté sept semaines en salles au Mexique.</p>
<p>La projection du documentaire sera suivie d&rsquo;une discussion en présence du collectif Paris-Ayotzinapa et le réalisateur Ludovic Bonleux. Depuis 2002, Ludovic Bonleux a réalisé trois documentaires et un essai photographique sur la violence politique et les disparitions forcées au Guerrero, Mexique. Il a suivi des études d’histoire, de photographie et de cinéma documentaire au Mexique, aux Etats-Unis et en France.</p>
<p>Trailer du film : <a href="https://www.youtube.com/watch?v=HC81zuWn5jQ">https://www.youtube.com/watch?v=HC81zuWn5jQ</a></p>
<p>Événement Facebook : <a href="https://www.facebook.com/events/579469309219754">https://www.facebook.com/events/579469309219754</a> La Colonie: <a href="http://www.lacolonie.paris/">http://www.lacolonie.paris/</a></p>
<p>Dimanche 7 avril 2019 – 19h-21h 128 rue La Fayette, 75010 Paris Métro Gare du Nord, Gare de l’Est ou Poissonnière Entrée : prix libre Bar de La Colonie + vente de nourriture par le Collectif Paris-Ayotzinapa</p>
<p>Collectif Paris-Ayotzinapa</p>
</div>
]]></content:encoded>
										</item>
		<item>
		<title>Les autorités pénitentiaires saccagent et détruisent la bibliothèque autonome Xosé Tarrio dans la prison nord de Mexico. Répression contre le collectif CIMARRON</title>
		<link>http://prisonniers-politiques.samizdat.net/?p=2990</link>
				<pubDate>Fri, 20 Jul 2018 12:35:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[17avril]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Mexicains]]></category>

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				<description><![CDATA[[Mexico]Les autorités pénitentiaires saccagent et détruisent la bibliothèque autonome Xosé Tarrio dans la prison nord de Mexico. Répression contre le collectif&#160;CIMARRON Depuis le mois de novembre 2017, Fernando Barcenas (qui est sorti de prison le 11 juin dernier) et d’autres prisonniers du collectif Cimarron* lançaient l’idée de mettre en place une bibliothèque autonome gérée par [&#038;hellip]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://liberonsles.wordpress.com/2018/07/11/mexicoles-autorites-penitentiaires-saccagent-et-detruisent-la-bibliotheque-autonome-xose-tarrio-dans-la-prison-nord-de-mexico-repression-contre-le-collectif-cimarron/">[Mexico]Les autorités pénitentiaires saccagent et détruisent la bibliothèque autonome Xosé Tarrio dans la prison nord de Mexico. Répression contre le collectif&nbsp;CIMARRON</a></p>
<p>Depuis le mois de novembre 2017, <a href="https://liberonsles.wordpress.com/2018/06/12/mexique-fernando-barcenas-sort-de-prison/">Fernando Barcenas</a> (qui est sorti de prison le 11 juin dernier) et d’autres prisonniers <a href="https://liberonsles.wordpress.com/coordination-informelle-des-prisonniers-en-resistance/">du collectif Cimarron</a>* lançaient l’idée de mettre en place une bibliothèque autonome gérée par les prisonniers eux-mêmes à l’intérieur de la prison Nord de Mexico. Après plusieurs mois de travail et de construction à l’intérieur, d’organisation et de soutien de l’extérieur, la bibliothèque «<a href="https://liberonsles.wordpress.com/2018/06/06/d-f-mexico-lettres-de-fernando-barcenas-castillo-a-propos-de-la-bibliotheque-xose-tarrio-a-linterieur-de-la-prison-nord/"> Xosé Tarrío González </a>» ** est inaugurée le 28 avril 2018, non sans difficultés. La bibliothèque grandit peu à peu, elle se dote de 1000 documents et livres environ, jusqu’à ce que, le 5 juillet 2018, les autorités pénitentiaires décident de mettre fin à cette initiative.</p>
<p><em>« Construire une bibliothèque à l’intérieur de la prison va bien au-delà du fait de créer un simple espace « culturel » ou de « loisirs », cela implique d’assumer le fait qu’il y aura des tensions et des affrontements parce que, pour les sbires de l’administration pénitentiaire, il est inconcevable que les prisonniers soient capables d’autodétermination. »</em> [Écrivait Fer Barcenas au mois de février 2018, depuis la prison Nord]</p>
<p><strong>Communiqué envoyé par la Croix Noire Anarchiste de Mexico, 6 juillet 2018 :</strong></p>
<p>Jeudi 5 juillet 2018, les compagnons incarcérés dans la prison nord, qui font partie du projet collectif CIMARRON ayant mis en place une bibliothèque alternative [à l’intérieur de la prison] nous ont informé que cette dernière avait été attaquée par les gardiens sous les ordres des commandant Hormigo (chargé de la sous-direction de la sécurité ) et Campos. Ces derniers ont obligé, mardi dernier, les compagnons à se couper les cheveux, en les menaçant d’être punis et envoyés dans le module de sécurité maximale de cette prison. Face à cette menace, les compagnons ont accepté de se couper les cheveux. Cependant, ils ont porté plainte contre les méthodes autoritaires du personnel de sécurité.</p>
<p>C’est pour cette raison que les commandants les ont convoqués à la direction pour renouveler leurs menaces. Cette fois-ci, ils ont dit que s’ils ne retiraient pas leur plainte, ils seraient transférés au module de sécurité maximale. Suite à tout cela, des fouilles violentes des cellules des compagnons ont été effectuées par les gardiens. Cela s’est fini par le saccage et la destruction de la bibliothèque alternative Xosé Tarrío González et le transfert du compagnon Gerardo Ramírez Valenzuela au dortoir de punition numéro 1 sous des prétextes absurdes.</p>
<p>Il faut rappeler que ce harcèlement dure depuis des mois. En effet, les autorités voient cette bibliothèque comme un danger pour leurs intérêts économiques.</p>
<p>Nous dénonçons l’attaque d’un espace culturel où les prisonniers peuvent s’exprimer librement. Nous mettons en question la duplicité morale et l’hypocrisie de l’administration pénitentiaire.</p>
<p>En effet, d’un côté, elle attaque des espaces culturels et artistiques, criminalise ceux qui refusent de se soumettre docilement à sa politique d’extermination et de mort, tout en autorisant et protégeant des entreprises criminelles auxquelles ces hauts fonctionnaires appartiennent.</p>
<p>Suite à ces faits, nous rendons responsables le directeur de la prison Enrique Serrano Flores, ainsi que Mónica Mandujano Rosillo la responsable de l’auditorium (où se trouve la bibliothèque) et les commandants Hormigo et Campos, des dégâts causés à la bibliothèque et à l’intégrité physique des compagnons du collectif Cimarron: Luis Lázaro Urgell, Alejandro N, Gerardo Ramírez Valenzuela. Nous exigeons que soit levée la punition de Gerardo et qu’il soit ramené à son dortoir.</p>
<p><a href="http://www.proyectoambulante.org/2018/07/06/agresion-sobre-el-colectivo-cimarron-y-destruccion-de-la-biblioteca-xose-tarrio-gonzalez-en-el-reclusorio-norte-el-dia-jueves-5-de-julio-de-2018-los-companeros-encarcelados-en-el-reclusorio-norte-q/">Proyecto ambulante</a>, <a href="https://www.facebook.com/CNAMx/">Cruz Negra Anarquista Mexico</a></p>
<p><strong>Notes :</strong></p>
<p>*<strong>Le collectif CIMARRON</strong> est formé par plusieurs prisonniers en résistance de la ville de Mexico dont : Fernando Barcenas Castillo [qui est sorti de prison le 11 juin 2018], Gerardo Ramirez Valenzuela, Luis Lazaro Urgell et Alejandro N. Il s’agit d’un petit groupe de personnes qui ont décidé eux-mêmes d’appeler « cimarrón »<em> «  cimarrón pouvant être tout animal domestiqué qui échappe à ses maîtres et redevient sauvage. Ce collectif a entamé un vaste travail de re-signification et de ré-appropriation de la vie à partir de la résistance culturelle, ignorant les espaces institutionnels pour mettre concrètement en place des ateliers, des discussions, une bibliothèque alternative, pour construire de la sorte une vie communautaire en marge du temps et des restrictions de la prison. En effet, la majorité de ceux d’entre nous considérés comme des « criminels » nous avons démontré que nous sommes capables d’assurer la subsistance avec intelligence, instinct et force physique en les combinant parfaitement entre eux, c’est ce qui fait de nous un ennemi en puissance à écarter par ceux qui nous dominent. C’est d’ailleurs pour ce motif qu’ils nous enferment dans des cages et qu’ils nous combattent de façon si brutale… Nombreux sont les « criminels » qui ne sont pas conscients de cela, mais d’autres comme nous l’ont perçu et sont prêts à livrer bataille contre le monstre carcéral et contre tout forme de domination… »</em></p>
<p>**Xosé Tarrío González est né en 1968 à la Coruña. A onze ans il est enfermé dans un internat, puis en maison de redressement pour se retrouver à 17 ans en prison où il contracte le SIDA. En prison, il met en œuvre l’anarchisme et la rébellion, menant de nombreuses tentatives d’évasions, pratiquant la solidarité réelle entre les prisonniers, luttant résolument contre la prison et les gardiens de prisons ; toutes ces attitudes entraînent humiliations, mises à l’isolement et il est de nombreuses fois torturé. En 2004, son état de santé se dégrade une nouvelle fois à cause de la maladie et finalement, le 2 janvier 2005 il meurt victime de l’institution carcérale et de la société qui la soutient. Xosé était un prisonnier du régime spécial FIES (Fichier Interne de Suivi Spécial) et auteur du livre « Huye, hombre, huye ».</p>
<p><em>Traduit par nos soins / correction Louise</em></p>
<p><a href="https://liberonsles.files.wordpress.com/2017/01/fanzincimarrondefa.pdf"><img class="aligncenter size-full wp-image-2991" src="http://prisonniers-politiques.samizdat.net/wp-content/uploads/2018/07/MEX_Cimarron.png" alt="" width="768" height="1087" srcset="http://prisonniers-politiques.samizdat.net/wp-content/uploads/2018/07/MEX_Cimarron.png 768w, http://prisonniers-politiques.samizdat.net/wp-content/uploads/2018/07/MEX_Cimarron-212x300.png 212w, http://prisonniers-politiques.samizdat.net/wp-content/uploads/2018/07/MEX_Cimarron-723x1024.png 723w" sizes="(max-width: 768px) 100vw, 768px" /></a></p>
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										</item>
		<item>
		<title>[Ville de Mexico] Lettre de Luis Fernando Sotelo, depuis la prison sud</title>
		<link>http://prisonniers-politiques.samizdat.net/?p=2606</link>
				<pubDate>Wed, 02 Aug 2017 21:38:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[17avril]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Mexicains]]></category>

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				<description><![CDATA[Luis Fernando Sotelo, étudiant âgé de 22 ans, adhérent à la Sixième Déclaration zapatiste, a été arrêté le 5 novembre 2014 suite aux manifestations et aux actions pour la présentation en vie des 43 étudiants disparus depuis le 26 septembre 2014. Le juge a signifié sa mise en détention préventive pour les délits d’attaques à [&#038;hellip]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-size: small;"><em>Luis Fernando Sotelo, étudiant âgé de 22 ans, adhérent à la Sixième Déclaration zapatiste, a été arrêté le 5 novembre 2014 suite aux manifestations et aux actions pour la présentation en vie des 43 étudiants disparus depuis le 26 septembre 2014. Le juge a signifié sa mise en détention préventive pour les délits d’attaques à la paix publique [délit qui est pénalement du même type que le délit de terrorisme], d’attaques aux voies de communication et de dégradations (d’une station de Tramway, d’un distributeur de titres de transport et de caméras de surveillance). Après plus de deux ans de procès, notre compagnon Luis Fernando Sotelo a été condamné à 13 ans de prison et à</em><br />
<em> une amende de 519 815,25 pesos (26 000€).</em></span></p>
<p><span style="font-size: small;"><a href="http://prisonniers-politiques.samizdat.net/wp-content/uploads/2016/01/MEX_Sotelo.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-1586" src="http://prisonniers-politiques.samizdat.net/wp-content/uploads/2016/01/MEX_Sotelo-300x171.jpg" alt="" width="300" height="171" srcset="http://prisonniers-politiques.samizdat.net/wp-content/uploads/2016/01/MEX_Sotelo-300x171.jpg 300w, http://prisonniers-politiques.samizdat.net/wp-content/uploads/2016/01/MEX_Sotelo.jpg 350w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a></p>
<p>Lettre de Luis Fernando Sotelo, depuis la prison sud – juin 2017:</p>
<p>Aux personnes conscientes, aux collectifs qui mettent toute leur force pour démonter la réalité mécanisée.</p>
<p>A tous ceux qui comprennent que la vie est la vie et que le capitalisme est la mort.</p>
<p>A ceux qui m’ont accompagné depuis le premier jour de ma détention.</p>
<p>Et à ceux qui ont embrassé, empoigné les diverses formes d’exprimer le NON ! A l’emprisonnement et à celui de la liberté : salutations et abrazos à tous et à toutes.</p>
<p>Premièrement : Le lundi 3 juillet aura lieu un meeting à l’extérieur du Tribunal Deuxième chambre en Matière pénale, où se déroulera l’Appel de ma dernière sentence (décembre 2016 me condamnant à 13 ans et 15 jours) afin que pendant ces deux semaines convoquées, par leur présence, ceux qui se solidarisent et s’impliquent dans les procès du peuple organisé, puissent se manifester.</p>
<p>Pour ceux qui n’ont toujours pas décidé de participer à cette initiative je leur dis soyez attentifs malgré tout au résultat de ce procès et aux signes que la liberté envoie à l’ombre des Institutions, parce que les ombres remplissent la nuit et le jour est loin d’être d’un seul bloc, de même que la raison rutilante de l’État ne l’est pas davantage.</p>
<p>Malgré tout, je vous demande d’assister au meeting, qui est un outil pour faire pression dans la lutte contre les motifs pour lesquels on me punit, comme cela se fait depuis longtemps. Étant donné que le motif judiciaire n’est pas suffisant (celui qui m’a conduit en détention) pour être libre dehors de la prison ; parce que plus d’un juge, – dans mon cas comme dans d’autres – considère que la justice est une dame aux yeux bandés tenant dans la main gauche une épée et dans la droite un chien de garde, c’est ainsi qu’ils prétendent faire respecter leurs sentences. Et parce que même si la stabilité cohérente des lois de l’État dépend de ce que les acteurs judiciaires  m’emprisonnent/m’absolvent; je sais aussi que la domination exercée par l’État ne garantit le bien-être de personne et n’a d’autre objectif que d’imposer son ordre par la force. C’est pourquoi j’en appelle à la solidarité pour mon cas, pour démentir l’impuissance antiétatique et anticapitaliste, car seule la force de ceux d’en bas peut me rendre libre.</p>
<p>Deuxièmement : quel que soit le résultat de mon appel, je vous demande de continuer à me soutenir aussi bien dans les sentiments que dans la pratique qui consiste à attaquer les différentes formes de domination.</p>
<p>Troisièmement : je veux partager avec vous ce que j’ai appris en tant que prisonnier, ce que m’a apporté cette expérience. J’ai appris que je suis libre pour m’assumer en tant qu’ennemi de la domination capitaliste.</p>
<p>– parce que je suis jeune</p>
<p>– parce que j’écoute de la musique et pas seulement de la musique commerciale</p>
<p>– parce que je ne vénère pas la richesse du riche</p>
<p>– parce que bien que n’étant pas zapatiste je suis adhérent à “Sexta” Sixième Déclaration de la forêt Lacandone</p>
<p>– parce que je n’accepte pas que l’État Mexicain criminalise en se servant de ma personne</p>
<p>– parce que je n’accepte pas ma punition sans auparavant me savoir en condition de guerre contre les entrepreneurs parasites de la Société Bourgeoise</p>
<p>– parce que je me suis retrouvé dans le surplus de ce modèle idéal et moderne de société de ces gouvernements officiels.</p>
<p>– parce que par mes paroles je cherche le respect des autres luttes anticapitalistes</p>
<p>– parce que sans être anarchiste je partage des idées avec l’anarchisme</p>
<p>– parce que marchant sur un chemin aussi étroit que celui du judiciaire, je ne me rends pas, je ne me vends pas, je ne lâche rien.</p>
<p>– parce qu’il est plus que possible et probable que je rêve à d’autres chemins pour la libération des peuples</p>
<p>– parce que je cherche à me faire entendre et à me rendre visible loin des moyens de communication vendus et de désinformation, chez lesquels je figure comme ennemi du bien commun</p>
<p>– parce que je crois chaque jour un peu moins que ma nature dépend de critères civilisés mais qu’elle dépend par contre beaucoup plus de mes envies profondes de créer, aussi bien que de mes envies de détruire ce qui nous est imposé</p>
<p>– parce que sans appartenir à aucun parti, je réfléchis à la politique utilitariste de ceux d’en haut de là où je vis</p>
<p>– parce que je préfère voir une tempête dans le ciel plutôt qu’une télé-novela à l’échelle nationale</p>
<p>– parce que je reconnais que la lutte n’existe pas seulement à l’extérieur de moi, mais que je peux aussi la nourrir de l’intérieur</p>
<p>Aujourd’hui je suis un ennemi des structures capitalistes. C’est pour cela que mes ennemis à travers la prison et leurs sentences démesurées tentent inutilement de faire en sorte que leurs ennemis potentiels de demain ne se rebellent pas. Après tout, la revanche contre la prison ne concerne pas que moi.</p>
<p>Mon plus sincère Amour et ma plus sincère Gratitude aux compagnons.</p>
<p>Luis Fernando Sotelo Zambrano<br />
Juin 2017</p>
<p>&#8212;-</p>
<p>Traduction Amparo, Les trois passants / correction Lucio</p>
<p>Plus d’infos + fanzine : écrits de prison, sur :<br />
<a href="https://liberonsles.wordpress.com/2017/07/17/ville-de-mexico-lettre-de-luis-fernando-sotelo-depuis-la-prison-sud/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">https://liberonsles.wordpress.com/2017/07/17/ville-de-mexico-lettre-de-luis-fernando-sotelo-depuis-la-prison-sud/</a></span></p>
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										</item>
		<item>
		<title>[Ville de Mexico] Des nouvelles de Natacha Lopvet, quelque part dans la ville de Mexico</title>
		<link>http://prisonniers-politiques.samizdat.net/?p=2602</link>
				<pubDate>Tue, 25 Jul 2017 21:36:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[17avril]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Mexicains]]></category>

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				<description><![CDATA[Depuis déjà un certain temps, nous avons élargi notre solidarité et dernièrement nous sommes en relation avec des prisonnier-e-s dit-e-s de droit commun organisé-e-s dans la prison de Santa Martha Acatitla (Centre Féminin de Réadaptation Sociale de Santa Martha Acatitla, Ville de Mexico). Quelque part dans la ville de Mexico, la ville monstre. Écrit de [&#038;hellip]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://prisonniers-politiques.samizdat.net/wp-content/uploads/2017/07/MEX_NatachaLopvet.png"><img class="aligncenter size-full wp-image-2603" src="http://prisonniers-politiques.samizdat.net/wp-content/uploads/2017/07/MEX_NatachaLopvet.png" alt="" width="146" height="147" srcset="http://prisonniers-politiques.samizdat.net/wp-content/uploads/2017/07/MEX_NatachaLopvet.png 146w, http://prisonniers-politiques.samizdat.net/wp-content/uploads/2017/07/MEX_NatachaLopvet-50x50.png 50w" sizes="(max-width: 146px) 100vw, 146px" /></a></p>
<p><span style="font-size: small;">Depuis déjà un certain temps, nous avons élargi notre solidarité et dernièrement nous sommes en relation avec des prisonnier-e-s dit-e-s de droit commun organisé-e-s dans la prison de Santa Martha Acatitla (Centre Féminin de Réadaptation Sociale de Santa Martha Acatitla, Ville de Mexico).</p>
<p>Quelque part dans la ville de Mexico, la ville monstre.</span></p>
<p><span style="font-size: small;">Écrit de Natacha Lopvet Mrikhi, une semaine après sa sortie de prison.</p>
<p>Voici un texte de Natacha Lopvet Mrikhi, écrit une semaine après sa sortie du Centre Féminin de Réadaptation Sociale de Santa Martha Acatitla, Ville de Mexico. Lorsque Natacha était en prison, elle a écrit le texte « Les odeurs » [en prison]. Ce nouveau texte fait référence aux odeurs du … Dehors.</p>
<p>Natacha Lopvet, française, a passé 10 ans dans la prison pour femmes de Santa Martha Acatitla. Elle s’est jointe à la troupe de théâtre Sabandija encouragée et lancée par sa compagne. En prison, elle faisait également partie d’un collectif d’artistes qui a pour objectif d’aider d’autres femmes à s’exprimer à travers les arts. Elle s’est engagée à<br />
partager avec les autres détenues la joie de la création artistique, et, pour ce faire, elle participait à plusieurs ateliers de lecture, écriture, peinture, théâtre ainsi qu’à de nombreuses manifestations culturelles. Natacha a également élaboré plusieurs fanzines qui rendent compte de la vie et de la survie en prison, du temps, de ce que c’est<br />
qu’être une femme en prison, du travail, de l’enfermement, de la résistance à travers l’art. Après 10 ans de prison, Natacha continue de créer des projets artistiques divers à l’extérieur.</p>
<p>ODEURS DU .. DEHORS</p>
<p>L’odeur des churros là juste au coin de la rue<br />
Excitant l’odorat, l’appétit et les souvenirs<br />
Odeur de goyave, de mangue, de papaye, de noix de coco et de fraise<br />
Mélangée aux odeurs de viande grillée, de sauces et de tortillas<br />
Odeur de liberté, d’expansion et de vitesse<br />
Odeur d’abondance et de fraîcheur ;<br />
Odeurs de parfums, de crèmes, de savons et d’essence<br />
Odeurs variées, nombreuses, savoureuses et plus encore<br />
Odeur de pluie, de terre mouillée, de pin, de village,<br />
De tissus, de fils, de sofas, de maisons<br />
Odeurs de famille, d’amis, de rencontres, d’unité<br />
Odeur de torréfaction, qui t’arrête et te fait revenir en arrière<br />
Odeur de spontanéité, d’immensité, d’infini,<br />
Odeurs du connu, de l’inconnu,<br />
Odeurs de tentation, de provocation et d’extase,<br />
Odeur d’avant-goût mélangée à la vue,<br />
Au déjà vu, au vécu,<br />
Les yeux agités, transformés en zoom<br />
essayant de fixer une image<br />
qui tout à coup n’a plus ni bords, ni rivages<br />
S’approcher goulûment et reculer immédiatement<br />
Prise par les sens prisonniers de la mémoire,<br />
Exacerbés par la nouveauté du présent<br />
Dans une explosion de bruits<br />
Paralysants ou stimulants.<br />
Où le temps perd du terrain,<br />
Où l’espace et son volume<br />
Embrument l’esprit, réveillent à nouveau<br />
le mécanisme du désir et la stimulation de l’appétit<br />
Écrasé si méticuleusement pour cultiver<br />
La liberté ou le sentiment de liberté à l’intérieur<br />
Du microcosme carcéral pendant dix ans.<br />
C’est un peu comme aller à la fête foraine sans pouvoir monter dans les<br />
manèges<br />
Sans manger de barbe à papa. Juste contempler, avec ivresse,<br />
Laissant les sens vagabonder, voyager.</p>
<p>– Natacha Lopvet Mrikhi –</p>
<p>Les odeurs [à l’intérieur de prison]</p>
<p>L’odeur des égouts, l’odeur de la douche,<br />
l’odeur des sanitaires, l’odeur des tuyaux, l’odeur de l’évier,<br />
l’odeur persistante des poubelles, l’odeur pestilentielle des incinérateurs<br />
des abords de la ville, l’odeur des produits chimiques<br />
des industries de la région portée par le vent.<br />
L’odeur de crasse, l’odeur de pieds,<br />
l’odeur de sueur, l’odeur de graisse,<br />
l’odeur qui sort de la cuisine,<br />
l’odeur de la peur, du tourment, du dégoût, de l’impatience,<br />
de l’intolérance, l’odeur de la répression, l’odeur de l’eau pourrie<br />
qui sort tous les jours du robinet.<br />
L’odeur de vomi, de pisse de chat et d’humain,<br />
l’odeur du tabac froid, l’odeur des punaises,<br />
des cafards, du linge mal lavé, l’odeur de vieux, d’humidité,<br />
de champignons, de poussière, l’odeur du désespoir, de l’injustice,<br />
l’odeur de l’inégalité, l’odeur du crack « la piedra » , du solvant, de<br />
la marijuana,<br />
l’odeur de la pâte à modeler , de la colle 5000, l’odeur des ongles<br />
fraîchement collés,<br />
l’odeur du polyester, l’odeur de l’huile brûlée, rance, de<br />
l’enfermement,<br />
l’odeur des murs sales, des chewing-gums écrasés sur le sol par<br />
centaines,<br />
l’odeur de l’essence, l’odeur des freins et des pneus cramés, l’odeur<br />
des pesticides.<br />
Odeur de sexe sale, odeur de prostitution, odeur de lucre,<br />
odeur d’adultère, de sans vergogne, odeur de pauvreté, odeur de<br />
médiocrité.<br />
Ça sent toujours mauvais<br />
sauf quand l’être se lave, se parfume ou nettoie son espace de vie<br />
ou quand il cuisine un mets très savoureux et y ajoute beaucoup d’amour.<br />
Mais parfois j’aime sentir l’herbe fraîchement coupée<br />
ou bien les fleurs que mes amis viennent de m’apporter<br />
ou les fruits frais (pas OGM) que les mères portent dans leurs paniers.</p>
<p>– Natacha Lopvet Mrikhi –</p>
<p>&#8212;</p>
<p>Traductions Amparo et les trois passants</p>
<p>Fanzine – Écrits de prison : Depuis la prison de femmes de Santa Martha<br />
Acatitla</p>
<p>Nous vous présentons ici un fanzine intitulé « Écrits de prison : Depuis la prison de femmes de Santa Martha Acatitla. »</p>
<p>… « Tresser des idées, des projets, des rêves, pour réaliser des objectifs reliés à notre vie, parvenir à défaire les nœuds emmêlés que nous n’avons pas réussi à dénouer. Et avec le temps, l’attente, la patience nous éviterons les blessures en chemin, en regardant le monde avec des sourires pour réaliser les fanzines qui accompagnent notre pensée »(…)</p>
<p>Lire la suite, sur:</p>
<p><a href="https://liberonsles.wordpress.com/2017/07/17/ville-de-mexico-des-nouvelles-de-natacha-lopvet/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">https://liberonsles.wordpress.com/2017/07/17/ville-de-mexico-des-nouvelles-de-natacha-lopvet/</a><br />
</span></p>
]]></content:encoded>
										</item>
		<item>
		<title>[Mexico] Mise à jour de la situation du compagnon Fernando Bárcenas</title>
		<link>http://prisonniers-politiques.samizdat.net/?p=2597</link>
				<pubDate>Fri, 21 Jul 2017 21:23:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[17avril]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Mexicains]]></category>

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				<description><![CDATA[Mise à jour de la situation du compagnon Fernando Bárcenas Croix Noire Anarchiste de Mexico 19 juillet 2017 Dans une lettre datée du 16 juillet, le compagnon Fernando Bárcenas a rendu publique la situation dans laquelle il se trouve. Une situation de conflits permanents et d’agressions, la dernière en date étant celle qui a eu [&#038;hellip]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-size: small;"><strong>Mise à jour de la situation du compagnon Fernando Bárcenas</strong><br />
Croix Noire Anarchiste de Mexico<br />
19 juillet 2017</span></p>
<p><span style="font-size: small;"><a href="http://prisonniers-politiques.samizdat.net/wp-content/uploads/2015/12/MEX_Barcenas.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1577" src="http://prisonniers-politiques.samizdat.net/wp-content/uploads/2015/12/MEX_Barcenas.jpg" alt="" width="164" height="192" /></a></p>
<p>Dans une lettre datée du 16 juillet, le compagnon Fernando Bárcenas a rendu publique la situation dans laquelle il se trouve. Une situation de conflits permanents et d’agressions, la dernière en date étant celle qui a eu lieu le 13 juillet lors d’une provocation de la part d’un détenu. Ce qui a entraîné son placement en régime « portes fermée » (enfermement total jour et nuit dans la cellule) dans le quartier disciplinaire, quartier où il a été transféré depuis déjà 9 mois.</p>
<p>Fernando a demandé à retourner dans le quartier d’enfermement où il se trouvait auparavant et duquel on l’avait déplacé lors de sa dernière grève de la faim. À ce jour, il n’y a eu aucune réponse de la part de l’administration, et la situation de Fernando est toujours aussi conflictuelle puisque le détenu qui l’a agressé s’y trouve toujours, lui aussi.</p>
<p>Il est fréquent que de tels affrontements se produisent entre détenus, encouragés par l’institution elle-même qui cherche à maintenir un climat hostile et de compétition entre les détenus. Ceux-ci se voient alors poussés à ce type de comportement pour éviter d’être aspirés par la dynamique carcérale, dans la mesure où, lorsqu’ils n’ont pas de visites<br />
extérieures qui leur apportent tout ce qui concerne l’alimentation, les vêtements, des couvertures en bon état, ils les volent à d’autres détenus.</p>
<p>Malgré leurs actions de soi-disant réinsertion sociale, c’est ce qu’autorise et encourage l’administration pénitentiaire ; le fait que les détenus se détruisent entre-eux ne l’intéresse pas le moins du monde.</p>
<p>Il y en a d’autres qui préfèrent se convertir en valets de l’institution, pour obtenir de sa part d’hypothétiques bénéfices et privilèges, sans même se rendre compte qu’ils deviennent alors leurs propres matons et ceux de leurs compagnons.</p>
<p>Une mention particulière doit être faite pour les groupes de la mafia qui opèrent à l’intérieur de la prison et qui exercent un contrôle draconien pour éviter que rien ne vienne perturber la tranquillité à l’intérieur de la prison, car tous les scandales et protestations sont mauvais pour leur commerce.</p>
<p>En réaction à cela, Fernando et d’autres compagnons ont entamé un processus de construction de communauté, de développement d’autres liens et relations qui consiste à voir dans l’autre détenu, plutôt qu’un obstacle et un élément de compétition, un compagnon avec lequel on peut partager son sort, ses besoins et qu’ensemble en coopérant, il est possible de trouver des solutions sans recourir à l’autorité.</p>
<p>Nous appelons à rester vigilant-es à la situation de Fernando. Nous exigeons que le Pénitencier Nord transfère immédiatement Fernando au quartier de détention de régime dit « normal ».</p>
<p>S’ils touchent à l’un d’entre nous, c’est nous tous qu’ils touchent !</p>
<p>Liberté pour tous !</p>
<p>Croix Noire Anarchiste de Mexico</p>
<p>–<br />
NOTICIAS ANTI CARCELARIAS<br />
<a href="http://www.abajolosmuros.org/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">http://www.abajolosmuros.org/</a><br />
Source: <a href="http://www.nodo50.org/cna/?p=5194" target="_blank" rel="noopener noreferrer">http://www.nodo50.org/cna/?p=5194</a></p>
<p>Traductions &#8211; Amparo &#8211; Les trois passants &#8211; correction Juliette :<br />
<a href="https://liberonsles.wordpress.com/2017/07/19/mexico-mise-a-jour-de-la-situation-du-compagnon-fernando-barcenas/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">https://liberonsles.wordpress.com/2017/07/19/mexico-mise-a-jour-de-la-situation-du-compagnon-fernando-barcenas/</a></p>
<p>NOTE:</p>
<p>Le compagnon Fernando exige d&rsquo;être re-transféré à l&rsquo;annexe 3 de population où il était auparavant.</p>
<p>Fernando  Bárcenas Castillo se trouve actuellement dans la zone 7 du CDUDT – Centre de diagnostic, classification et détermination de traitement (Centro de Diagnóstico, Ubicación y Determinación de Tratamiento).<br />
Reclusorio Preventivo Varonil Norte : Calle Jaime Nuno no. 155, Colonia Guadalupe Chalma, Cuautepec Barrio Bajo, C.P. 07210,</p>
<p>Numéro de téléphone de la direction de la prison nord. Directeur de la prison nord : Enrique Serrano Flores, depuis la France 00525553064426.</span></p>
]]></content:encoded>
										</item>
		<item>
		<title>[Oaxaca] Álvaro Sebastián Ramírez sort de prison après 20 ans d’enfermement</title>
		<link>http://prisonniers-politiques.samizdat.net/?p=2587</link>
				<pubDate>Tue, 11 Jul 2017 09:18:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[17avril]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Mexicains]]></category>
		<category><![CDATA[slide]]></category>

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				<description><![CDATA[Le 7 juillet 2017, Álvaro Sebastián Ramírez est sorti de prison après 20 ans d’enfermement et ce grâce à une remise de peine (beneficio de libertad anticipada).  Âgé de 56 ans, indigène zapotèque et adhérent à la Sexta zapatiste, Alvaro est originaire de la municipalité de San Agustín Loxicha dans l’État d’Oaxaca. Cela faisait presque [&#038;hellip]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[<p>Le 7 juillet 2017, Álvaro Sebastián Ramírez est sorti de prison après 20 ans d’enfermement et ce grâce à une remise de peine (<em>beneficio de libertad anticipada</em>).  Âgé de 56 ans, indigène zapotèque et adhérent à la Sexta zapatiste, Alvaro est originaire de la municipalité de San Agustín Loxicha dans l’État d’Oaxaca. Cela faisait presque 20 ans qu’il était enfermé dans différentes geôles de l’état d’Oaxaca dont une prison de haute sécurité, ces dernières années il attendait sa sortie dans la prison d’Ixcotel (<em>penitenciaría central de Santa María Ixcotel</em>) où il s’occupait des prisonniers âgés, après s’être occupé pendant de nombreuses années de l’organisation de l’atelier de menuiserie. Alvaro avait été condamné à 27 ans de prison. Avant de se faire arrêter il  travaillait en tant qu’enseignant et était engagé dans sa communauté pour l’amélioration des conditions d’éducation et de vie en général, il a mené avec ses compagnon-n-e-s une lutte pour la défense de la terre contre les caciques et le gouvernement, il a toujours défendu la forme traditionnelle de gouvernement des Zapotèques, qui refuse l’ingérence des partis politiques grâce aux « us et coutumes ». Alvaro Sebastián Ramírez, sa famille et ses compagnon-n-e-s ont mené pendant 20 ans une lutte sans relâche, aujourd’hui Alvaro est dehors les murs et enfin entouré par sa famille et ses compagnon-n-e-s.</p>
<p><strong>Nous nous réjouissons de cette nouvelle !</strong><br />
<strong> La lutte continue !</strong></p>
<p><em>Les trois passants</em></p>
<p><strong>note</strong> : Alvaro a été relâché avec un autre prisonnier de la région de Loxicha Abraham García, de tous les prisonniers de Loxicha seul le prisonnier Zacarías García, reste encore enfermé dans la prison de haute sécurité, CEFERESO 13 de Miahuatlán.</p>
<p>Vidéo, antécédents et fanzine sur : https://liberonsles.wordpress.com/2017/07/10/oaxaca-alvaro-sebastian-ramirez-sort-de-prison-apres-20-ans-denfermement/</p>
]]></content:encoded>
										</item>
		<item>
		<title>Onze ans après la répression à Texcoco et à San Salvador Atenco</title>
		<link>http://prisonniers-politiques.samizdat.net/?p=2523</link>
				<pubDate>Mon, 08 May 2017 15:32:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[17avril]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Mexicains]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://prisonniers-politiques.samizdat.net/?p=2523</guid>
				<description><![CDATA[Onze ans après la répression à Texcoco et à San Salvador Atenco Femmes dénonçant le cas Atenco Campagne contre la répression politique et la torture sexuelle Nous n’oublions pas la répression des 3 et 4 mai 2006, à Texcoco et San Salvador Atenco. Elle a constitué un châtiment exemplaire, toute sa brutalité déversée sur nos corps, [&#038;hellip]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[<h2 id="post-10434">Onze ans après la répression à Texcoco et à San Salvador Atenco</h2>
<div class="entrytext">
<h3><strong>Femmes dénonçant le cas Atenco</strong><br />
<strong> Campagne contre la répression politique et la torture sexuelle</strong></h3>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-10436" src="https://liberonsles.files.wordpress.com/2017/05/refairetissuat.png?w=450&amp;h=283" sizes="(max-width: 450px) 100vw, 450px" srcset="https://liberonsles.files.wordpress.com/2017/05/refairetissuat.png?w=450&amp;h=283 450w, https://liberonsles.files.wordpress.com/2017/05/refairetissuat.png?w=150&amp;h=94 150w, https://liberonsles.files.wordpress.com/2017/05/refairetissuat.png?w=300&amp;h=189 300w, https://liberonsles.files.wordpress.com/2017/05/refairetissuat.png 588w" alt="" width="450" height="283" data-attachment-id="10436" data-permalink="https://liberonsles.wordpress.com/2017/05/03/onze-ans-apres-la-repression-a-texcoco-et-a-san-salvador-atenco/refairetissuat-2/" data-orig-file="https://liberonsles.files.wordpress.com/2017/05/refairetissuat.png?w=450&amp;h=283" data-orig-size="588,370" data-comments-opened="0" data-image-meta="{&quot;aperture&quot;:&quot;0&quot;,&quot;credit&quot;:&quot;&quot;,&quot;camera&quot;:&quot;&quot;,&quot;caption&quot;:&quot;&quot;,&quot;created_timestamp&quot;:&quot;0&quot;,&quot;copyright&quot;:&quot;&quot;,&quot;focal_length&quot;:&quot;0&quot;,&quot;iso&quot;:&quot;0&quot;,&quot;shutter_speed&quot;:&quot;0&quot;,&quot;title&quot;:&quot;&quot;,&quot;orientation&quot;:&quot;0&quot;}" data-image-title="refairetissuat" data-image-description="" data-medium-file="https://liberonsles.files.wordpress.com/2017/05/refairetissuat.png?w=450&amp;h=283?w=300" data-large-file="https://liberonsles.files.wordpress.com/2017/05/refairetissuat.png?w=450&amp;h=283?w=450" /></p>
<p><strong>Nous n’oublions pas la répression des 3 et 4 mai 2006, à Texcoco et San Salvador Atenco. Elle a constitué un châtiment exemplaire, toute sa brutalité déversée sur nos corps, les fibres les plus sensibles de notre être ont été touchées et ensuite, exhibées.</strong></p>
<p>L’utilisation de la torture sexuelle est un outil de contrôle social si puissant que non seulement il affecte d’une manière directe les femmes survivantes, mais il a aussi des répercussions sur la famille, les collectifs ou les organisations et, naturellement, sur la société. Depuis l’opération policière à Atenco, l’État a nié qu’il y ait eu des femmes torturées sexuellement. Face à des preuves irréfutables, il a déclaré avec insistance que ce qui était arrivé aux femmes sur le parcours vers la prison de Santiaguito, à Toluca, État du Mexico, était le fait d’actes isolés, accomplis par une paire de policiers nerveux et qui avaient agi de leur propre chef. Or, il s’agit en réalité d’une stratégie délibérée à l’encontre des femmes, qui a été employée pendant les deux jours qu’a duré la répression.</p>
<p><strong>La préméditation, l’intentionnalité et l’impunité prouvent que cette atteinte au corps des femmes, mise en œuvre à des moments très précis, vise à envoyer un message brutal à l’« ennemi » en répandant le sentiment de culpabilité, la stigmatisation et la peur.</strong></p>
<p>Dans notre expérience, le soutien mutuel nous a permis de mettre en évidence les buts et les principes de la torture sexuelle. Lorsque nous nous sommes retrouvées toutes ensemble dans la prison de Santiaguito, plusieurs d’entre nous ont décidé d’écrire leur témoignage. Nous avons choisi de transformer la culpabilité et la honte en responsabilité et de désigner les responsables. La divulgation de l’atteinte à nos corps, de nos visages et de nos noms nous a permis de casser le silence. Nous savions que cela ne suffirait pas, mais c’étaient nos premiers pas dans un chemin si long et si sinueux qu’il ne pouvait être parcouru que collectivement.</p>
<p>Après onze ans de résistance nous continuons à construire la mémoire collectivement, en cherchant une réparation, non seulement de nous-mêmes, mais aussi du tissu social, des organisations et des collectifs qui nous accompagnent. Nous réclamons justice, mais pas uniquement par la juridictionnalisation de notre cas à travers des instruments internationaux, puisque nous savons qu’il n’y a pas de justice à attendre des institutions.</p>
<p><strong>Nous ne pouvons réparer ce qui est cassé que si nous continuons à nous organiser, en luttant pour l’autonomie et la liberté.</strong></p>
<p>Aujourd’hui, comme il y a onze ans, les hommes politiques lancent leurs campagnes électorales pleines de mensonges et de faux-semblants. <strong>Aujourd’hui, nous insistons : notre lutte ne se borne pas aux formes politiques d’en haut, nous continuons notre chemin sans nous contenter du « moins pire ». L’idéal de liberté ne s’efface pas : malgré la répression, nous sommes toujours debout.</strong></p>
<p><img class="aligncenter size-full wp-image-10435" src="https://liberonsles.files.wordpress.com/2017/05/femmesatencopng.jpg?w=450" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" srcset="https://liberonsles.files.wordpress.com/2017/05/femmesatencopng.jpg 300w, https://liberonsles.files.wordpress.com/2017/05/femmesatencopng.jpg?w=150 150w" alt="" data-attachment-id="10435" data-permalink="https://liberonsles.wordpress.com/2017/05/03/onze-ans-apres-la-repression-a-texcoco-et-a-san-salvador-atenco/femmesatencopng-2/" data-orig-file="https://liberonsles.files.wordpress.com/2017/05/femmesatencopng.jpg?w=450" data-orig-size="300,124" data-comments-opened="0" data-image-meta="{&quot;aperture&quot;:&quot;0&quot;,&quot;credit&quot;:&quot;&quot;,&quot;camera&quot;:&quot;&quot;,&quot;caption&quot;:&quot;&quot;,&quot;created_timestamp&quot;:&quot;0&quot;,&quot;copyright&quot;:&quot;&quot;,&quot;focal_length&quot;:&quot;0&quot;,&quot;iso&quot;:&quot;0&quot;,&quot;shutter_speed&quot;:&quot;0&quot;,&quot;title&quot;:&quot;&quot;,&quot;orientation&quot;:&quot;0&quot;}" data-image-title="femmesatencopng" data-image-description="" data-medium-file="https://liberonsles.files.wordpress.com/2017/05/femmesatencopng.jpg?w=450?w=300" data-large-file="https://liberonsles.files.wordpress.com/2017/05/femmesatencopng.jpg?w=450?w=300" /></p>
<p><strong>La Campagne contre la répression politique et la torture sexuelle</strong> est menée par des femmes qui ont été arrêtées lors des opérations du contrôle de population à Texcoco et à Atenco, le 3 et 4 mai 2006. Femmes qui ont survécu aux tortures à caractère sexuel et physique, telles que : les agressions, postures obligées pour un temps prolongé, et la prison. Depuis l’été 2008, ce groupe de femmes a commencé à travailler pour rendre visible les buts de la répression en abordant de manière franche et ouverte l’utilisation de la torture sexuelle comme instrument de contrôle social, utilisé couramment par la police et les militaires au Mexique.</p>
<p><a href="https://liberonsles.files.wordpress.com/2017/05/nuevoflyatencochapelle2.pdf">Cliquez ici pour télécharger le flyer</a></p>
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<p>&nbsp;</p>
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		<title>Fernando Barcenas : « Je ne reconnais pas la prison et je ne veux pas qu’elle soit améliorée »</title>
		<link>http://prisonniers-politiques.samizdat.net/?p=2273</link>
				<pubDate>Wed, 22 Feb 2017 21:33:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[17avril]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Mexicains]]></category>

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				<description><![CDATA[Depuis la prison Nord de la ville de Mexico – ReNo Lettre de Fernando Barcenas « Je ne reconnais pas la prison et je ne veux pas qu’elle soit améliorée ». Le 9 février 2017 Fernando Bárcenas Castillo a été transféré depuis le Pénitencier Préventif Nord pour hommes au Centre d’Exécution des Sanctions Pénales, c’est [&#038;hellip]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-size: small;">Depuis la prison Nord de la ville de Mexico – ReNo</p>
<p>Lettre de Fernando Barcenas</p>
<p>« Je ne reconnais pas la prison et je ne veux pas qu’elle soit améliorée ».</p>
<p>Le 9 février 2017 Fernando Bárcenas Castillo a été transféré depuis le Pénitencier Préventif Nord pour hommes au Centre d’Exécution des Sanctions Pénales, c’est de cette prison que le compagnon n’a cessé d’exprimer son rejet du régime pénitentiaire ainsi que son clair refus de participer à ce que cette juridiction nomme “réinsertion sociale”.</p>
<p>Après quelques jours de révolte, Fernando a été de nouveau conduit au pénitencier Préventif Nord.</p>
<p>___________</p>
<p>Depuis la prison Nord de la ville de Mexico – ReNo<br />
13 février, 2017</p>
<p>Une fois de plus l’institution carcérale a cherché à me dissuader et à affaiblir mes convictions rebelles en ordonnant mon transfert au Centre d’Exécution des Sanctions Pénales. Cela s’est fait avec l’approbation du Tribunal pénal 43, qui a fait parvenir le jugement déterminant signifiant que je ne pouvais plus rester dans le Pénitencier Nord<br />
puisque ma condamnation était devenue définitive. Sous la direction de Rafael Oñate Farfán, l’administration précédente a eu de nombreux motifs de voir ses intérêts menacés par les troubles répétés ainsi que les protestations à l’intérieur de la prison ; il savaient parfaitement que quel que soit l’endroit où ils m’enverraient, ils rencontreraient le même conflit et la même remise en question permanente des normes quotidiennes, sachant que peu importait l’endroit, il y aurait toujours des tentatives d’insurrection.</p>
<p>Ils ont pu s’en rendre compte dans la zone 3 du module d’entrée et dans la zone 7 et 5 de « mise à l’écart et de sécurité institutionnelle » du module du C.O.C (Centre d’observation et de sélection).</p>
<p>Chaque fois que je me suis révolté ils ont essayé de jouer avec moi, essayant de me faire croire qu’ils étaient mes amis, jusqu’à ce que je sois parfaitement ferme et que je leur fasse clairement connaître ma position face aux circonstances auxquelles j’étais confronté ; l’agression contre les surveillants s’est avérée alors une obligation pour ma survie ici à l’intérieur, faire que la révolte consciente à l’intérieur de ces murs devienne une nécessité constante.</p>
<p>C’est ainsi qu’après deux ans de mise à l’écart dans les zones de « Sécurité Institutionnelle », ils m’ont servi un nouveau châtiment déguisé en « privilège » : mon transfert au Centre d’Exécution des Sanctions ou Annexe Nord, zone dans laquelle les prisonniers sont soumis au chantage avec la promesse de leur liberté en échange d’une parfaite<br />
obéissance au régime carcéral, qui inclut de façon obligatoire l’esclavage et les travaux forcés, car il est impossible de protester vu que le travail de domestication inclut aussi le lavage de cerveau, nous faisant croire de la sorte que c’est une chance qui nous est offerte. Mais pour cela, il est indispensable que nous nous sentions coupables et<br />
que nous nous repentions tout le temps, tout en remerciant la miséricorde du système pénal. Par contre, si tu refuses d’accepter la domestication alors tu es menacé d’être transféré aux Tours de Haute Sécurité (équivalent des Q.H.S.) ou au pénitencier.</p>
<p>Pour toutes ces raison en arrivant et après avoir été présenté à l’administration, j’ai refusé le « traitement », en refusant de signer le contrat des droits et obligations, et en refusant également de recevoir un matelas, des vêtements et tout autre type de choses qui auraient pu me compromettre à respecter cette institution. Je ne reconnais pas la prison et je ne veux pas qu’elle soit améliorée.</p>
<p>Ces comportements ont provoqué mon nouveau transfert très tôt à l’aube pour être de nouveau conduit au pénitencier Nord, et à ma surprise on ne m’a pas conduit au module d’entrée comme c’est normalement le cas lors d’un retour avant d’être ensuite conduit vers la zone des dortoirs. J’ai en fait été directement conduit à la zone 7 de Sécurité Institutionnelle, où j’avais été jusqu’à présent mis à l’écart.</p>
<p>Tout cela me redonne envie d’écrire et donc de réfléchir sur la prison qui représente de fait nos relations quotidiennes et dont chaque conflit ouvre une infinité de possibilités pour la détruire.</p>
<p>Fernando Bárcenas<br />
13 février, 2017</p>
<p>Lire également : [Mexico] Fernando Barcenas a été transféré au Centre<br />
Nord d’Exécution des Sanctions Pénales + Lettre :<br />
<a href="https://liberonsles.wordpress.com/2017/02/12/mexico-fernando-barcenas-a-ete-transfere-au-centre-nord-dexecution-des-sanctions-penales/" target="_blank">https://liberonsles.wordpress.com/2017/02/12/mexico-fernando-barcenas-a-ete-transfere-au-centre-nord-dexecution-des-sanctions-penales/</a></p>
<p>Traductions Amparo, Les trois passants / Corrections Valérie</span></p>
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		<title>Fernando Barcenas a été transféré au Centre Nord d’Exécution des Sanctions Pénales</title>
		<link>http://prisonniers-politiques.samizdat.net/?p=2270</link>
				<pubDate>Mon, 20 Feb 2017 13:38:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[17avril]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Mexicains]]></category>

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				<description><![CDATA[Le 9 février 2017 Fernando Bárcenas Castillo a été transféré depuis le Pénitencier Préventif Nord pour hommes au Centre Nord pour hommes d’Exécution des Sanctions Pénales, c’est de cette prison que le compagnon n’a cessé d’exprimer son rejet du régime pénitentiaire ainsi que son clair refus de participer à ce que cette juridiction nomme “réinsertion [&#038;hellip]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://prisonniers-politiques.samizdat.net/wp-content/uploads/2015/12/MEX_Barcenas.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1577" src="http://prisonniers-politiques.samizdat.net/wp-content/uploads/2015/12/MEX_Barcenas.jpg" alt="" width="164" height="192" /></a></p>
<p><span style="font-size: small;">Le 9 février 2017 Fernando Bárcenas Castillo a été transféré depuis le Pénitencier Préventif Nord pour hommes au Centre Nord pour hommes d’Exécution des Sanctions Pénales, c’est de cette prison que le compagnon n’a cessé d’exprimer son rejet du régime pénitentiaire ainsi que son clair refus de participer à ce que cette juridiction nomme “réinsertion sociale”.</p>
<p>Fernando a été condamné à 6 ans de prison pour les délits d’atteinte à la paix publique et association de malfaiteurs; en décembre 2016, le recours qu’il a déposé a été rejeté par le pouvoir Judiciaire de la Fédération (Parquet), à la suite de quoi son procès juridique a été considéré comme définitif.</p>
<p>La plus grande partie du temps où il a été emprisonné, l’institution l’a maintenu à l’isolement dans différentes zones de la prison au prétexte qu’il constituait “un risque pour la sécurité institutionnelle”. En prison, Fernando a développé différents projets de lutte anti-carcérale dont le journal “El Canero” et d’autres initiatives collectives d’organisation.</p>
<p>_____________</p>
<p>Dernière lettre envoyée pour la journée de solidarité avec les prisonnier-e-s en lutte au Mexique, 4 février 2017 à Gaillac dans le Tarn.</p>
<p>Depuis la prison Nord de la ville de Mexico.<br />
Février 2017.</p>
<p>Lorsque la solitude s’empare de la cellule, il n’y a pas d’autre alternative que de divaguer entre les pensées et les idées, l’architecture carcérale fait son travail et l’on ressent une sensation de pesanteur dans l’environnement. Nul besoin de fantômes ou d’apparitions, ce sont ces couloirs qui génèrent la peur et la tristesse, les couloirs de la mort dans une zone divisée.</p>
<p>De l’autre côté des barreaux tous sont des étrangers, et peu à peu ils s’éteignent dans cette mort lente.</p>
<p>La zone 7 du module du COC (Centre d’observation et de sélection) est le lieu des mémoires coincées, oubliées par des années de punition et de coups et pourtant, aujourd’hui encore, en sortant se promener dans le couloir, on respire la douleur, les cris de ceux qui sont morts au milieu du couloir.</p>
<p>Parce qu’en fin de compte, pourquoi le gardien ou le technicien pénitencier devrait-il se déplacer dans un endroit destiné à ceux que l’on censure, les incorrigibles par leur insertion sociale quelle qu’elle soit ?</p>
<p>Et pourtant, le mépris est mutuel puisque les “incorrigibles” eux aussi haïssent toute forme de réglementation, à moins que ce ne soit celle qu’ils ont établie.</p>
<p>Voici les souvenirs d’une zone oubliée dans laquelle agonisent les restes de ceux qui, un jour, ont été des hommes, venus purger une punition de 15 jours, ou parce qu’il a été décidé qu’ils resteraient dans ce secteur en raison du risque supposé qu’ils représentent pour la sécurité institutionnelle… Rien d’autre à faire, sauf attendre l’ancienneté dans le secteur jusqu’au transfert qui sera décidé vers une autre centrale pénitentiaire…</p>
<p>Chair à prison qui jamais plus ne goûtera le soleil et l’air pur, mais qui demeure plus libre et digne que n’importe quel esclave citoyen.</p>
<p>Parce que pour être totalement libre, l’absence de barreaux ne suffit pas.</p>
<p>FERNANDO BARCENAS<br />
Une forte embrassade et bien des salutations !</p>
<p>________</p>
<p>Fernando Bárcenas Castillo est un jeune anarchiste, musicien et étudiant du Collège de Sciences Humaines, siège Vallejo – ville de Mexico. Il a 21 ans et a été arrêté le 13 décembre 2013, dans le cadre des protestations contre l’augmentation du prix des billets du métro. Il a été accusé d’avoir mis le feu à un l’arbre de Noël de l’entreprise<br />
Coca-Cola, depuis lors il se trouve dans la prison Nord à Mexico. Pendant son arrestation, il a un temps disparu et n’a pas eu le droit à un coup de téléphone, il a aussi subi des agressions physiques et verbales et il n’a disposé d’aucune défense juridique durant la première partie de son procès pénal. En décembre 2014 il a été condamné à 5 ans<br />
et 9 mois de prison pour les délits d’attaques à la paix publique et association délictueuse, il a fait appel et il est dans l’attente de la décision. A l’intérieur de la prison, Fernando a élaboré plusieurs projets de diffusion et d’information tels des fanzines et le journal anti-carcéral “El Canero”; dernièrement il a mis en place une<br />
bibliothèque gérée par les propres prisonniers. Fer a également encouragé et lancé l’organisation des prisonnier-e-s en résistance, tout d’abord il encourage la formation du C.C.P.R (Coordination Combative de Prisonniers en Résistance) plus tard il participe à la coordination des grèves de la faim avec d’autres prisonniers anarchistes de la ville de<br />
Mexico. Par la suite Fer lance et encourage la formation de la C.I.P.RE (Coordination Informelle des Prisonniers en Résistance) comme forme et espace d’organisation pour tous ceux et celles qui ont été brimés et torturés par la machinerie pénitentiaire. La CIPRE étant une organisation informelle s’est dissoute et aujourd’hui s’efface non sans<br />
laisser toute une expérience organisationnelle derrière elle. Désarmé, Fer lance une nouvelle proposition donnant lieu au collectif des prisonniers CIMARRON, le nom « cimarron » signifie «s’échapper, fuir». Le marronnage était le nom donné à la fuite d’un esclave hors de la propriété de son maître.</p>
<p>Traduit par Amparo et Les trois passants</p>
<p>Plus d’infos : https://liberonsles.wordpress.com/2017/02/12/mexico-fernando-barcenas-a-ete-transfere-au-centre-nord-dexecution-des-sanctions-penales/</span></p>
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