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Luis Fernando Sotelo, liberté !

Mexique 12 mars 2015 Commentaires fermés sur Luis Fernando Sotelo, liberté !

ferzamrepas
Qui est Luis Fernando Sotelo ?

Luis Fernando Sotelo Zambrano est étudiant et adhérent à la « Sexta », la Sixième Déclaration de la forêt lacandone lancée par les zapatistes. Il a été incarcéré à la suite d’une action à la Cité Universitaire de la ville de Mexico, dans le contexte de la Journée Globale en solidarité avec Ayotzinapa, le 5 novembre 2014.

Le 10 novembre 2014, le juge lui a signifié sa mise en détention préventive pour les délits d’attaques à la paix publique, d’attaques aux voies de communications et dégradations. Cela signifie que le compagnon sera sujet à un procès judiciaire qu’il devra affronter enfermé dans la prison préventive Sud de la ville de Mexico, car ce type de délit ne permet pas la liberté sous caution.

Dernièrement, une campagne de solidarité a été lancée par le Réseau contre la Répression et pour la solidarité [qui regroupe des organisations, collectifs et individus adhérents à la Sexta au Mexique]. Celui-ci appelle à poursuivre des actions solidaires pour notre compagnon. Dans ce cadre, une campagne graphique pour sa liberté a été lancée en février au niveau national.

Antécédents :
Lors de la journée globale en solidarité avec Ayotzinapa, Guerrero, qui a eu lieu le 5 novembre dernier, plus de 150 000 personnes sont sorties dans la rue pour exiger la présentation en vie des 43 étudiants de l’École Normale “Raúl Isidro Burgos”, disparus depuis le 26 septembre dernier. Diverses activités ont eu lieu parallèlement, telle une grève nationale générale et partielle à laquelle ont participé plus de 184 écoles au niveau national, des blocages de routes et des principales artères dans différentes villes, des piquets de protestation, des événements et de nombreuses actions de solidarité avec les étudiants disparus, leurs familles et le village d’Ayotzinapa.

Dans ce contexte, le Mexique accumule une rage nationale, une colère grandissante face à cette situation de guerre menée contre la population, contre les hommes et les femmes d’en bas, les jeunes, les paysan-ne-s, les étudiant-e-s, les militant-e-s… une colère face aux manœuvres répressives d’un État que certains commencent déjà à nommer sans hésitation Narco-État. Alors que cette guerre avance, la population et surtout beaucoup de jeunes ont décidé de se manifester mais, comme d’habitude, la répression s’est abattue contre plusieurs étudiant-e-s. Une dizaine des personnes ont été arrêtées par la police fédérale, deux arrestations ont été rapidement signalées, celles de Luis Fernando Sotelo Zambrano de l’école préparatoire 6, et celle de Sergio Pérez Landeros, étudiant de l’Université Nationale Autonome du Mexique. Tous les deux ont été arrêtés quand, en violation de l’autonomie universitaire, la police fédérale est rentrée à l’université pour les arrêter et les accuser de délits d’attaques à la paix publique, attaques aux voies de communication, dommages aggravés, port d’explosifs en bande.

Sergio Pérez Landeros a été libéré faute de preuves. Mais pour ce qui est de Fernando Sotelo, sous prétexte de révision médicale, il a été transféré à la prison masculine Sud.

Roberto López Miguel est l’un des avocats qui suit son cas par solidarité. Pour lui, cette détention est « un cas de plus de criminalisation de la jeunesse, des étudiants et des mouvements de protestation, menée au pas de charge par le gouvernement de Miguel Ángel Mancera et exécutée au pied de la lettre et avec une tolérance zéro de la part du procureur ».

López Miguel, membre du Collectif des avocats zapatistes (CAZ), insiste sur les irrégularités qui se sont produites depuis le début de la détention : Luis Fernando a été frappé par la police, et les lésions ont même été constatées par la Commission des Droits Humains de la capitale. De plus, il a été transféré dans un véhicule banalisé du Ministère public numéro 1 à Coyoacán vers la prison préventive – Reclusorio Sud, avant même le délai légal de 48h et sans que ses avocats en soient informés. Il a ainsi été présenté à 11h du soir, 4 heures après avoir été sorti du Ministère Public.

Les accusations portées contre Fernando se basent uniquement sur la déclaration du chauffeur du bus incendié lors de la troisième journée de solidarité avec les 43 étudiants disparus d’Ayotzinapa. Le chauffeur a signalé que Fernando avait participé aux faits. Pour son avocat, cela n’a plus de raison d’être puisque, « dès lors qu’une autre personne arrêtée au même moment que Fernando a été libérée, la fausse déclaration du chauffeur du bus est caduque ».

Traduit par les trois passants / correction Valérie
Sources :
Cruz Negra Anarquista – Mexico
Enlace zapatista
Réseau contre la Répression et pour la solidarité

Source et plus d’infos

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